Lumellia

Wind's moutain's voice.

Jeudi 27 août 2009 à 22:18

Je déteste ces endroits.
J'ai décidé d'y passer le moins de temps possible.
Juste venir de temps en temps ici déposer la poussière de la vie qui s'écoule...

Publié par Lumellia

Lundi 13 juillet 2009 à 12:44

   J'aime ce qui n'est pas. Rien à mon sens n'est plus attirant que l'impossible, l'infaisable, l'introuvable. Pourquoi vivre les jours fades du quotidiens lorsque l'on possède la clef du rêve ? J'ai la clef oui, mais je ne trouve pas la porte. C'est, après tout, ce qui en fait son attrait ! S'il me venait à franchir ce seuil, il ne serait plus jamais que réel, visible et connu. J'ai toujours préféré ce qui est beau à ce qui est vrai. "C'est un monde d'illusions", murmurent des voix près de moi. Je les entends ; ne les écoute pas. Je n'ai rien à apprendre de ce que je sais déjà.
   J'aime les magiciens et les livres. Tenir un écrit entre ses mains est caresser un oiseau d'encre et de plumes : chaque instant est un envol possible. J'aime aussi les oiseaux. Et je me défile ! J'aimerais tant pouvoir nager dans le ciel ; le rêve est en haut, la réalité en bas. J'adore tout ce que je n'ai pas. Il suffit que je ne puisse l'atteindre pour que Cela m'intéresse. Malgré tout j'aime mon lit, il est le chemin qui conduit à Myraje. La forêt est profonde, claire-obscure, les loups hurlent au crépuscule lorsque chantent les oiseaux de l'aube. Les brumes de mon esprit sont les foulards des arbres, et au coeur de la forêt coule la source claire de mon âme. Les rochers l'obstruent ; elle est faible mais vivante. Les éclairs galopent sur le flux de la rivière, elle est lumière un temps ! Puis, aussitôt avalée par le couvert des chênes et des marroniers, nul ne la voit.
   Les voix parlent encore et la forêt s'en va, seul le blanc est là. Un mot parvient à mes oreilles, on m'éponge le front. Je voudrais montrer aux voix le plus profond du bocage, mais finalement je ne sais plus. Un existe si deux l'on vu. L'Eau ne se montre qu'à moi, peut être désire-t-elle rester à l'ombre des arbres. Près de moi j'ai un petit cahier sur lequel je peux écrire, les voix me demandent d'ailleurs souvent de le faire. Mais je n'y mets jamais rien, car les écrits sont vrais. Il se pourrait que Myraje me gronde.
   Oh ! J'ai cru voir le temps passer ! Il semblait pressé. Où va-t-il ? Peut être aurais-je pu le suivre. Je me demande pourquoi courrait-il si vite, est-il en retard ? Il doit avoir un rendez-vous, avec la lune probablement. Celle-ci a du encore faire la fête le soir, au lieu de faire son travail correctement. Sur la table le cahier est remplacé par un verre de bulles blanches.
   Les voix deviennent mains et le portent à mes lèvres. Tout à coup, la réalité refait surface.



   "Dégénérescence psychique."

Publié par Lumellia

Jeudi 14 mai 2009 à 21:49

Pieds nus sur goudron mouillé.
Trois gouttes de pluie, un parapluie.
Avec des notes de musique
dessus.

Une fille, aux pieds mouillés
Des chaussures... à la main.
L'odeur de la terre après l'Eau.
La course du chat.

http://lumellia.cowblog.fr/images/thetreetrans-copie-2.gif

Rentrer [...]
à la maison.


Boire un thé et manger du Nutella
En écoutant le souffle grave de la Terre qui respire.


Le Temps ! Le temps d'un air...


un air mouillé.



Publié par Lumellia

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>